Pierre Vincent – Photographe » Matériel

Changement

Après 19 000 déclenchements, de bons et loyaux services, il était temps d’offrir une retraite méritée à mon fidèle 450D. Fini mes doigts gras et mes cadrage approximatifs, fini aussi peut-être le soucis du détail technique qui ne se verra pas sur la photo. Il part chez Amélie, une cousine plus jeune, qui a déjà l’œil du photographe depuis un moment, et a qui il ne manquait qu’un outil pour exprimer sa créativité.

De mon coté, je ne reste évidement pas sans boitier, et j’en profite pour faire un saut dans la gamme supérieur, toujours chez Canon (pour conserver mon parc optique).

Comme je l’avais fais en passant du Dimage au 450D, voici la dernière image prise avec mon ancien appareil.

50D

Je peux maintenant dire bonjour au 50D qui m’accompagnera, à n’en pas douter, pendant un long moment.

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Profil d’objectif : Tokina 12-24mm F4 sur un Canon 450D

Adobe, dans lightroom 3, fourni un outil de correction des défauts optiques. Les objectifs Canon, Nikon et Sigma y sont référencés, et bien référencés. Pentax et Zeiss ont annoncé qu’ils allaient y travailler. Pour les autres, il faut s’y coller soi-même avec l’outil fourni : Adobe Lense Profil Creator.

J’ai pour ma part un Ultra-grand-Angle de chez Tokina qui est un bon objectif, mais qui produit beaucoup de distorsions. Comme c’est un paramètre que j’ai du mal à corriger moi-même, j’ai pris le temps qu’il faut pour créer son profil dans Lightroom 3, afin que ceci soit automatique.

Le processus implique 9 photos pour chaque valeur d’ouverture et de focale que l’on souhaite référencer. Il est conseillé de référencer toutes les focales inscrites sur le fût de l’objectif, et les ouvertures courament utilisées. Comme je voulais faire ça bien, j’ai fais 12mm, 15mm, 18mm, 20mm et 24mm. Ceci pour les ouvertures 4, 5.6, 8 et 11. Oui, vous avez bien compté, 180 photos à prendre. C’est relativement rapide (1h de prise de vue le temps de tout mettre en place), ensuite, il suffit de fournir ça à l’ordinateur qui n’a plus qu’à travailler… Pendant 6h… avec une pop-up de question toute les 20 minutes… Définitivement « Adobe lense profil creator » est une version beta qui a besoin d’être amélioré.

Toujours est-il que maintenant que le travail est fait (et je l’espère, bien fait), je peux en faire profiter les autres. Je suis pour ma part content des corrections apportées.

Voici donc le fichier du profil du Tokina 12-24 F4 (version 1), réalisé sur un 450D, en Raw, via 180 images.

Laissez-moi un mot si vous avez apprécié.

Limitations :

Je ne garanti pas que ce profil fournisse des résultats parfaits. Il peut être utilisé sur tous les boitiers APS-C Canon sans trop de soucis. At your own risks, tout ça tout ça…

For our International readers (if any)...

I just profiled for Lightroom3 the Tokina Lense 12-24 F4 (AT-X DX pro) on my Canon 450D. It has been made with 180 raw pictures taken with Focal lenght : 12, 15, 18, 20, 24, aperture 4, 5.6, 8, 11. Shooting it took 1h, processing it took 6hours with a pop-up question every 20 minutes… please Adobe, fix that!

Anyway, results are pretty cool. Please leave a comments if you enjoyed it.

Here is the profil of the Tokina 12-24 F4 (AT-X DX pro) on a 450D, Raw with 180 pictures.

Limitations :

I can’t guarantee perfect results. This profil can be used on every APS-C Canon model. Use at your own risk, bla bla bla… :)

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Workflow Lightroom

Mes photos sont classées, archivées, développées, mise en diaporama avec l’excellent logiciel d’Adobe : Lightroom 3. Pour la plupart des images que je vous montre, je n’utilise que ce logiciel. Certes, il est « cher », mais il est le compagnon indispensable de mes prises de vues.

Il est devenu indispensable, avec la masse de fichier numérique traités, pour chaque photographe, de réfléchir à son flux de production numérique, le « workflow ». En gros : Comment réduire au maximum le temps de « post-traitement », le temps passé derrière l’ordinateur. Chacun y va de sa préférence, et chacun doit définir son flux en fonction de ses exigences. L’important étant d’avoir un flux réfléchi, qui permet de gagner du temps.

Si vous devez vous lancer là-dedans, voici à titre indicatif comment je procède, dans l’ordre :

  • L’importation : Importer les photos, c’est les sortir de l’appareil.

La carte pleine de photos est sortie de l’appareil photo, et remplacée par une autre laquelle est formaté par l’appareil photo.

J’insère la carte dans le PC via le lecteur de carte.

LR (LightRoom) se lance automatiquement et ouvre l’écran d’importation. Les fichiers vont être copiés depuis la carte vers un dossier sur l’ordinateur, dans mon architecture : Albums 2010/YYYY-MM-DD . Au passage, les fichiers bruts seront converti du format propriétaire Canon (.cr2) vers le format ouvert d’Adobe (DNG). Au passage également, les premières corrections d’objectif sont ajoutées (lorsque le profil de l’objectif existe), et toujours dans la même opération, les premières métadonnées sont inscrites : Mon nom, adresse mail, site web, le statut « copyright ».

L’option d’importation permet aussi l’ajout des premiers mots clefs. J’en profites pour mettre le lieu et la lumière présente (intérieur, nocturne, soleil, nuageux). Si j’ai 2 séances photos différentes sur la même carte, je ne mets aucun mots clefs à cette étape.

Une fois les photos importées, la carte est rangée en l’état dans le sac, prête à être utilisée (mais les photos sont toujours dessus au cas où…) .

  • Le premier tri : Trier pour ne travailler que sur ce qui vaut le coup

Le Paradis est plein de gens qui se racontent leurs souvenirs. L’enfer aussi mais ils ont apporté leurs diapos… Le numérique a rajouté un nouvel enfer : puisqu’on photographie maintenant sans compter, on peut montrer non plus 1, mais 50 photos du même endroit. Regarder au hasard un de vos dossier de photos, et comptez celles qui n’ont aucun intérêt… S’il n’y en a pas, c’est que vous avez fait du tri, et c’est tant mieux.

Sur LR, le premier tri commence avec les drapeaux et les raccourcis clavier (X pour Rejected, P pour Picked, U pour Unflagged). Sont rejetées impitoyablement les photos floues, les erreurs de déclenchement, les problèmes de flash, et les doublons parfaitement identiques.

Puis « Photo->Delete Rejected photo » pour supprimer définitivement les photos rejetés.

  • Le Catalogage : Cataloguer les photos, ça permet de retrouver rapidement une image parmi 10 ou 15000 fichiers.

A partir de ce moment commence le travail de mot clef :

Au minimum pour chaque image : Le lieu, la lumière présente et le type de photo (reportage, sport, portrait, paysage…). En plus, je rajoute éventuellement les personnes présentes ou l’objet photographié, et quelques indications sur une couleur dominante, un type de lieu (église, aéroport, musée), un animal. Tout ce que je juge utile en gros. Les mots clefs sont hiérarchisé dans Lightroom. Ainsi, le mot clef « Sanary » ajoute automatiquement les mots clefs « var » et « france ».

  • Première sauvegarde : Sauvegarder pour conserver

Ceci fait, je lance via le logiciel Synchback (un très bon freeware) une sauvegarde vers mon serveur de sauvegarde. (Un article complet sur les sauvegarde devrait voir le jour d’ici quelque temps). Globalement, tous mes dossiers importants sont dupliqués sur mon serveur de sauvegarde.

Une fois la sauvegarde terminée, on peut faire une pause, les images sont présentes sur l’ordinateur et sur la carte et sur le serveur de sauvegarde. On est tranquille.

Entre la prise de vue et le tri, il est conseillé de laisser passer un peu de temps, de 24h à plusieurs semaine suivant les photographes, pour regarder ses images avec un œil neuf. Profitons en donc pour faire autre chose… puis …

  • Le second tri : Trier pour ne développer que ce qui vaut le coup

On retourne alors sur Lightroom : Un second tri pour détecter les meilleurs images, potentiellement en supprimer d’autres. Je cherche ici à séparer les photos correctes de celles qui méritent qu’on s’y attarde. A l’issue de cette phase, on a des photos « Unflagged » et des photos sélectionnées. D’un filtre, on peut n’afficher plus que les images sélectionnées.

  • Le développement : Développer pour sortir le meilleur d’une image

Du temps des pellicules, votre photographe développait vos photos. Grâce au numérique et aux fichiers bruts, vous récupérez la maitrise de cet étape. Ce n’est pas de la retouche. C’est du développement.

Développement rapide pour les photos « unflagged » et un développement poussé pour les photos retenues.

En cas de besoin, la fonction « Edit in » permet d’ouvrir son logiciel de retouche préféré (Gimp par exemple) pour appliquer des corrections plus précises. Là, pour moi, commence la retouche. Je le fais systématiquement pour les photos studio (pour gommer les plis du fond notamment), rarement pour le reste.

  • La notation : Noter pour identifier les meilleurs photos

Lightroom permet la notation de 0 à 5 étoiles pour chaque image.

Une fois la série développé, toutes les images picked reçoivent un minimum de 1étoile. Les 2 étoiles sont dignes d’êtres montrées, les 3 et 4 étoiles sont ce que j’estime être bon, voir excellent. Je ne note aucune image à 5 étoile moi-même. Ne peuvent recevoir cette note que les images qui ont reçu d’élogieux commentaires, sur le photoblog ou lorsque je montre mes tirages. Cette notation est particulièrement utile lorsqu’on veut revoir ses « meilleurs photos », et il m’arrive souvent de reprendre des photos ancienne avec un œil neuf, d’apporter une correction ou de modifier leur note si nécessaire.

  • L’export : Exporter, pour montrer ses images

Accumuler des fichiers numériques, c’est bien. Mais pour moi, la finalité d’une photo, c’est d’être vue.

Lightroom permet de définir des paramètres pré-défini d’exportation, autant qu’on veut. Cela inclus le redimensionnement, la compression, l’optimisation pour tel ou tel support d’affichage, la suppression des mots clefs, l’ajout d’une signature…

Les photos 2** et plus sont exportées vers mon répertoire Best-of qui est diffusé sur les différents écrans de la maison. Les ** et plus pour lesquels j’ai les autorisations de diffusion sont exportées vers le photoblog avec signature. Un preset permet d’exporter vers un fichier zip pour E-mail si nécessaire. Le tout d’un seul clic.

  • La dernière sauvegarde : Sauvegarder pour conserver les développements et les exports

Quand tout est fini, un nouveau lancement de Synchback permettra de tout envoyer vers le serveur de sauvegarde.

Et pendant cette opération, je peux prendre mon sac à dos, et partir faire de nouvelles photos.

Si on supprime l’étape de développement/retouche (qui peut aller de 2 minutes à plusieurs heures suivant la photo) il me faut environ 1h derrière l’écran pour dérouler un flux de production de ce type pour une centaine d’images prises. De l’insertion de la carte dans l’ordinateur, aux photos prêtes à être publiées. Je pense avoir optimisé ce qui pouvait l’être, mais si vous avez d’autres exemples, les commentaires sont ouverts.

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Révolution silencieuse

Pas mal de gros changement discrets grâce à quelques jours de vacances :

Dans le back-office du site d’abord.

  • Le photoblog est passé à la nouvelle version (cela ne devrait rien changer pour vous, mais si vous repérez des bugs, écrivez-moi).
  • Quelques rubriques ont changé de nom, notamment « Galerie » qui devient « Archives ». Tout simplement parce que j’ai (enfin) investi dans Lightroom3.

Dans mon flux de production :

  • Lightroom 3 est enfin arrivé. J’utilisais Je connaissais ce logiciel depuis longtemps. Me voici maintenant officielement l’heureux propriétaire de ce bijou tout neuf. Au menu, meilleur dématriaçage, plus de retouches locales possibles, et surtout, des tonnes de bêtises qui me simplifieront grandement la vie.
  • A commencer par les Galeries, qui seront prochainement en ligne. Un meilleur moyen de présenter un travail (beaucoup) plus abouti que sur le photoblog

Dans l’apparence du site

  • Qui dit Galerie dit « Page d’accueil ». Plus d’arrivée directe sur le photoblog ou sur le blog. Cela implique simplement que mon flasheur préféré s’occupe de ma page d’accueil. Je vais essayer de le harceler suffisamment pour que ça ne soit pas trop long.
  • Et donc qui dit Galeries dit Galeries. Je tâtonne encore dans les réglages, mais le résultat semble acceptable. Le temps d’exporter tout ça et de faire une sorte d’index, et vous devriez pouvoir en profiter.
  • Je travail sur l’affichage des derniers commentaires photos sur la page d’accueil, mais c’est pas encore gagné… Visiblement, les accents et autres caractères spéciaux sont mal compris.

Dans ma gestion des sauvegardes

  • Les anglais ont un dicton difficilement traduisible  « When it comes to saving data, there is two type of persons: Those who have lost data, and those who have not… yet! » Une sauvegarde doit être fréquente, complète et automatique. Et elle doit se faire vers un support durable (l’inverse exacte de la gravure de Dvd en quelque sorte). Grâce à un ami photographe, j’ai maintenant un système presque complet pour sauvegarder tous les fichiers de la maison. Merci.

De quoi repartir sereinement pour l’année qui arrive et qui s’annonce riche en évènements, photos ou non.

A venir sur le photoblog : « Mariage, et studio ».

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Enfin

Mardi 8 juin, jour béni. Non pas parce que notre déménagement est confirmé (je suis chez moi, je raconte ma vie si je veux!) mais par ce que aujourd’hui sort enfin Lightroom 3, le très attendu logiciel de gestion d’images d’Adobe.

La nouvelle version permet tout un tas de petites avancées qui accélèrent le flux de production. La découverte de ce logiciel avait déjà été une révolution pour moi, et j’attendais avec impatience cette nouvelle version, disponible en beta depuis bien 6mois.

Qu’est ce que ça va changer pour vous ?
Les fonctions améliorées des galeries devraient me permettre de vous proposer enfin des galeries dignes de ce nom. Le blog assumera donc d’autant plus sa place de présentation d’un travail en cours, clairement inachevé. (Nombre de photos de ma collection personnelle sont des versions améliorées de photos que vous avez vues et parfois critiquées). Les galeries présenterons une version certes moins dynamique, mais surtout mieux achevée de mon travail.

Autre option dont vous ne devriez pas voir l’impact, mais qui devrait me changer la vie : l’ajout automatique de la signature. Rien que cela, c’est 30 minutes de gagnées à chaque sortie de photos.

Bref, je suis content de voir la sortie de ce logiciel arriver enfin, et une fois le déménagement ( et donc changement d’adresse) passé, j’attendrais mon colis avec impatience.

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Un nouvel éclairage

J’ai reçu il y a quelques semaines mes nouveaux accessoires pour mes flash :

  • Un bol beauté de 80cm pour faire de jolis portraits
  • Une soft-box rectangulaire de 70x100cm

Le tout commandé chez Studio Outfitters.

Niveau finition, c’est top. Le bol beauté est bien fichu, solide, et répond à mes attentes. La soft box est de qualité supérieur. C’est un modèle « parapluie » livré avec une housse. Elle est montée sur un solide châssis en aluminium. Une fois ouverte, le tissus diffuseur est scratché sur l’intérieur du parapluie.  Le scratch est suffisament large pour rajouter une grille tissus si nécessaire (vendue en option).

Niveau qualité de lumière (comme d’habitude, je débutes alors c’est à prendre avec des pincettes) :

Le bol beauté rempli son office en offrant une lumière diffusée d’une grande surface mais toujours canalisée et donnant donc des ombres assez marquées. On constate juste un léger point chaud dans l’axe exact du bol.

La soft box est excellente. Pas de point chaud visible à mon humble niveau, une très bonne diffusion et une lumière très douce.

Vous aurez bientôt le loisir de voir de courtes séries prises avec ce matériel.

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Repassage

C’est décidé,la prochaine fois, je repasse !

Vous avez déja dit ça ? Je comprend ce qu’annonçaient maintenant les professionnels (qui ne disent pas que des bétises).  « Un fond papier, c’est beaucoup plus pratique. Tu galères à le stocker, mais c’est plus simple en post-traitement, y’a pas de plis… »

Des plis, voici ce qui m’occupe depuis quelque jours, ma souris, mon outil correcteur de tons et moi. Autant vous dire qu’on s’éclate…

repassage

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Test – Kit Flash Jinbei QQ250 – Partie 3 : Les accessoires

Troisème post, qui fait suite aux tests des lampes flashs JinBei QQ250. L’article sera suivi un peu plus tard par un test en environnement réèl pour tout ce qui est lumière et qualité de la lumière.

Comme pour le précédent article, ce ne sont que mes avis tous personnels sur le sujet. N’hésitez pas à poser des questions si vous en avez.

(suite…)

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Test : Kit Flashs studio JinBei QQ250 – Partie 2 : Les lampes

Lors de mon étude de marché pour acheter ces flashs, je n’avais pas trouvé de test utilisateur sur cet ensemble. Voici donc ma modeste contribution à la masse d’informations du net.

(suite…)

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Test : Kit Flashs studio JinBei QQ250 – Partie 1 : Les colis

Lors de mon étude de marché pour acheter ces flashs, je n’avais pas trouvé de test utilisateur sur cet ensemble. Voici donc ma modeste contribution à la masse d’informations du net.

(suite…)

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