Pierre Vincent – Photographe » Photographe mobile – Comment travailler sur plusieurs machines avec Lightroom 4 (et 3)

Photographe mobile – Comment travailler sur plusieurs machines avec Lightroom 4 (et 3)

Déplacements, voyages, arrivée d’un second bébé, tout ça fait que le temps, assis tranquillement derrière l’ordinateur de la maison vient à manquer. Et si l’envie de photos ne baisse pas, et que l’appareil continue à déclencher régulièrement, les séries à trier/sélectionner / post-traiter / exploiter s’accumulent. 1, 2, 3 et bientôt 10 séries qui attendent aujourd’hui sagement (ou presque) qu’enfin, un jour, j’ai le temps de jeter un oeil dessus.

J’ai donc cherché une solution me permettant d’externaliser tout ou partie du travail hors de ma station fixe. A toute fin utile, voici ce que j’ai trouvé.

Pour ceux qui veulent s’épargner de la lecture, la réponse tient en 3 mots : Fusion de catalogues.

Contraintes :

– Conserver ma station fixe à la maison. Parce que je suis amoureux de mon iMac me suis habitué à cette machine, que j’en suis vraiment content après 2ans de bons et loyaux services sans avoir à mettre une seule fois les mains dans le moteur. Parce que ma femme en a besoin à la maison, et aussi et surtout pour limiter les frais.

– Limiter le coût et le nombre de machine déplacée. Dans mes déplacements professionnels, je voyage avec un Hp EliteBook 8560p sur lequel j’ai toute latitude. Autant l’exploiter.

J’en ai déjà parlé ici, et d’autres ont abordé le sujet : On ne peut pas faire du post-traitement colorimétrique décent sur un écran d’ordinateur portable basique. Dernièrement, certains écrans se distinguent (les Apple Retina avec le traitement mat par exemple, ou les Sony mat également qui remontent dans mon estime). Mais même là, ce sont des pis-allés. Il reste alors les opérations amont qui ne nécessitent pas (ou pas trop) un écran calibrable et stable en couleur et luminosité : Import, conversion, mots-clefs et méta-données, tri, sélection et notation.

– Je travaille sous Lightroom 3, et je garde toutes mes photos dans un catalogue unique.

 

Opérations réalisées :

– Sauvegarder les presets d’import, d’export et de développement Lightroom 3.

– Installer lightroom 4 sur la machine fixe. Attention, pas la mise à jour de LR3 vers LR4, mais bien une nouvelle licence LR4. Aujourd’hui, la différence entre la mise à jour et la licence est de 50€ (et elle est nulle si vous avez un enfant scolarisé via les réductions « éducation »).

– Récupérer la licence LR3 pour l’installer sur l’ordinateur portable, et remettre les presets d’imports, d’export et de développements, voir le catalogue des mots clefs.

Et c’est tout pour les évolutions.

 

Flux de production/Workflow

– En reportage, ou pour les séries sur lesquels il y a un important travail préparatoire, importer les photos sur le portable dans un nouveau Catalogue.

– Réaliser le catalogage, les mots-clefs, les tris et sélection des photos sur le portable.

Il va falloir maintenant transférer les fichiers sur la machine fixe, pour pouvoir faire le post-traitement correctement. Le problème, c’est que Lightroom stock énormément d’informations dans le catalogue ( les drapeaux de sélection notamment). Heureusement, il est prévu de pouvoir fusionner des catalogues.

– Déplacer les fichiers du portable vers la machine fixe par votre méthode favorite en oubliant pas le catalogue (.lrcat).

– Importer le catalogue et demandez à Lightroom de déplacer les fichiers.

Voila, c’est fait. Cette méthode conserve l’ensemble des métadonnées, des paramètres de développement, et tout le reste.

Sur les journées de reportage, la selection/le tri me prends bien 30% du temps de traitement, c’est non-négligeable, et ça occupe bien mieux une soirée d’hotel qu’une compétition de cricket ou de curling.

Si vous avez plus simple, évidement, je prends :)

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