Workflow Lightroom
Mes photos sont classées, archivées, développées, mise en diaporama avec l’excellent logiciel d’Adobe : Lightroom 3. Pour la plupart des images que je vous montre, je n’utilise que ce logiciel. Certes, il est « cher », mais il est le compagnon indispensable de mes prises de vues.
Il est devenu indispensable, avec la masse de fichier numérique traités, pour chaque photographe, de réfléchir à son flux de production numérique, le « workflow ». En gros : Comment réduire au maximum le temps de « post-traitement », le temps passé derrière l’ordinateur. Chacun y va de sa préférence, et chacun doit définir son flux en fonction de ses exigences. L’important étant d’avoir un flux réfléchi, qui permet de gagner du temps.
Si vous devez vous lancer là-dedans, voici à titre indicatif comment je procède, dans l’ordre :
- L’importation : Importer les photos, c’est les sortir de l’appareil.
La carte pleine de photos est sortie de l’appareil photo, et remplacée par une autre laquelle est formaté par l’appareil photo.
J’insère la carte dans le PC via le lecteur de carte.
LR (LightRoom) se lance automatiquement et ouvre l’écran d’importation. Les fichiers vont être copiés depuis la carte vers un dossier sur l’ordinateur, dans mon architecture : Albums 2010/YYYY-MM-DD . Au passage, les fichiers bruts seront converti du format propriétaire Canon (.cr2) vers le format ouvert d’Adobe (DNG). Au passage également, les premières corrections d’objectif sont ajoutées (lorsque le profil de l’objectif existe), et toujours dans la même opération, les premières métadonnées sont inscrites : Mon nom, adresse mail, site web, le statut « copyright ».
L’option d’importation permet aussi l’ajout des premiers mots clefs. J’en profites pour mettre le lieu et la lumière présente (intérieur, nocturne, soleil, nuageux). Si j’ai 2 séances photos différentes sur la même carte, je ne mets aucun mots clefs à cette étape.
Une fois les photos importées, la carte est rangée en l’état dans le sac, prête à être utilisée (mais les photos sont toujours dessus au cas où…) .
- Le premier tri : Trier pour ne travailler que sur ce qui vaut le coup
Le Paradis est plein de gens qui se racontent leurs souvenirs. L’enfer aussi mais ils ont apporté leurs diapos… Le numérique a rajouté un nouvel enfer : puisqu’on photographie maintenant sans compter, on peut montrer non plus 1, mais 50 photos du même endroit. Regarder au hasard un de vos dossier de photos, et comptez celles qui n’ont aucun intérêt… S’il n’y en a pas, c’est que vous avez fait du tri, et c’est tant mieux.
Sur LR, le premier tri commence avec les drapeaux et les raccourcis clavier (X pour Rejected, P pour Picked, U pour Unflagged). Sont rejetées impitoyablement les photos floues, les erreurs de déclenchement, les problèmes de flash, et les doublons parfaitement identiques.
Puis « Photo->Delete Rejected photo » pour supprimer définitivement les photos rejetés.
- Le Catalogage : Cataloguer les photos, ça permet de retrouver rapidement une image parmi 10 ou 15000 fichiers.
A partir de ce moment commence le travail de mot clef :
Au minimum pour chaque image : Le lieu, la lumière présente et le type de photo (reportage, sport, portrait, paysage…). En plus, je rajoute éventuellement les personnes présentes ou l’objet photographié, et quelques indications sur une couleur dominante, un type de lieu (église, aéroport, musée), un animal. Tout ce que je juge utile en gros. Les mots clefs sont hiérarchisé dans Lightroom. Ainsi, le mot clef « Sanary » ajoute automatiquement les mots clefs « var » et « france ».
- Première sauvegarde : Sauvegarder pour conserver
Ceci fait, je lance via le logiciel Synchback (un très bon freeware) une sauvegarde vers mon serveur de sauvegarde. (Un article complet sur les sauvegarde devrait voir le jour d’ici quelque temps). Globalement, tous mes dossiers importants sont dupliqués sur mon serveur de sauvegarde.
Une fois la sauvegarde terminée, on peut faire une pause, les images sont présentes sur l’ordinateur et sur la carte et sur le serveur de sauvegarde. On est tranquille.
Entre la prise de vue et le tri, il est conseillé de laisser passer un peu de temps, de 24h à plusieurs semaine suivant les photographes, pour regarder ses images avec un œil neuf. Profitons en donc pour faire autre chose… puis …
- Le second tri : Trier pour ne développer que ce qui vaut le coup
On retourne alors sur Lightroom : Un second tri pour détecter les meilleurs images, potentiellement en supprimer d’autres. Je cherche ici à séparer les photos correctes de celles qui méritent qu’on s’y attarde. A l’issue de cette phase, on a des photos « Unflagged » et des photos sélectionnées. D’un filtre, on peut n’afficher plus que les images sélectionnées.
- Le développement : Développer pour sortir le meilleur d’une image
Du temps des pellicules, votre photographe développait vos photos. Grâce au numérique et aux fichiers bruts, vous récupérez la maitrise de cet étape. Ce n’est pas de la retouche. C’est du développement.
Développement rapide pour les photos « unflagged » et un développement poussé pour les photos retenues.
En cas de besoin, la fonction « Edit in » permet d’ouvrir son logiciel de retouche préféré (Gimp par exemple) pour appliquer des corrections plus précises. Là, pour moi, commence la retouche. Je le fais systématiquement pour les photos studio (pour gommer les plis du fond notamment), rarement pour le reste.
- La notation : Noter pour identifier les meilleurs photos
Lightroom permet la notation de 0 à 5 étoiles pour chaque image.
Une fois la série développé, toutes les images picked reçoivent un minimum de 1étoile. Les 2 étoiles sont dignes d’êtres montrées, les 3 et 4 étoiles sont ce que j’estime être bon, voir excellent. Je ne note aucune image à 5 étoile moi-même. Ne peuvent recevoir cette note que les images qui ont reçu d’élogieux commentaires, sur le photoblog ou lorsque je montre mes tirages. Cette notation est particulièrement utile lorsqu’on veut revoir ses « meilleurs photos », et il m’arrive souvent de reprendre des photos ancienne avec un œil neuf, d’apporter une correction ou de modifier leur note si nécessaire.
- L’export : Exporter, pour montrer ses images
Accumuler des fichiers numériques, c’est bien. Mais pour moi, la finalité d’une photo, c’est d’être vue.
Lightroom permet de définir des paramètres pré-défini d’exportation, autant qu’on veut. Cela inclus le redimensionnement, la compression, l’optimisation pour tel ou tel support d’affichage, la suppression des mots clefs, l’ajout d’une signature…
Les photos 2** et plus sont exportées vers mon répertoire Best-of qui est diffusé sur les différents écrans de la maison. Les ** et plus pour lesquels j’ai les autorisations de diffusion sont exportées vers le photoblog avec signature. Un preset permet d’exporter vers un fichier zip pour E-mail si nécessaire. Le tout d’un seul clic.
- La dernière sauvegarde : Sauvegarder pour conserver les développements et les exports
Quand tout est fini, un nouveau lancement de Synchback permettra de tout envoyer vers le serveur de sauvegarde.
Et pendant cette opération, je peux prendre mon sac à dos, et partir faire de nouvelles photos.
Si on supprime l’étape de développement/retouche (qui peut aller de 2 minutes à plusieurs heures suivant la photo) il me faut environ 1h derrière l’écran pour dérouler un flux de production de ce type pour une centaine d’images prises. De l’insertion de la carte dans l’ordinateur, aux photos prêtes à être publiées. Je pense avoir optimisé ce qui pouvait l’être, mais si vous avez d’autres exemples, les commentaires sont ouverts.













Très bien détaillé ce workflow.