Pierre Vincent – Photographe » Il faut un début à tout

Il faut un début à tout

Vous vous souvenez, quand vous avez pris votre première leçon de conduite ? La première fois que vous avez dirigé cet engin bizarre qu’on appel voiture ? L’environnement était sécurisé par un professeur attentif et compréhensif mais aussi exigent.

Et bien la première séance en studio, c’est pareil. J’assimilerais mes lectures et les stages que j’ai fais aux cours de code. Bien-sur qu’il faut freiner lorsqu’on arrive à un stop, mais de là à mettre le bon pied sur la bonne pédale, il y a un monde… Bien-sur que pour éclairer le visage d’un sujet, il faut le mettre face à la lumière principale…

C’est ce que je me dis en regardant les photos sorties de mon appareil photo, issues d’une première séance à tendance très familiale.

J’ai la prétention de ne plus être un débutant en photographie. La vérification des paramètres de l’appareil, les règles basiques de composition, tout ça ne sont pas encore des réflexes, mais font partie de la routine.
Se mettre en studio, c’est retrouver cet état d’erreurs flagrantes qu’on ne voit qu’après et qui font enrager. C’est regarder ses photos en se disant que telle, telle et telle choses ne vont pas du tout… et c’est un peu énervant.

Je tire une 30aine d’images potable sur les 150 effectuées, et les premières séries sont partie directement à la poubelle. J’avais la prétention de vouloir débuter par un plan d’éclairage imaginé par mes soins, comme un joueur de piano qui commencerais immédiatement par composer ses propres morceaux, sans avoir jamais joué les grands classiques ni même touché à l’instrument.
Je suis vite revenu à un plan standard et la séance donne finalement deux ou trois choses sympathiques. Rien d’extraordinairement créatif, mais des choses bien quand même. Je vais voir si je peux vous faire passer deux ou trois choses.

Prochaine séance avec des amis le week-end prochain. Quelque chose d’un peu plus construit, d’un peu plus travaillé, et de tout aussi délicat.


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