NY City, suite et fin
J’avais prévu d’écrire régulièrement, et voila. Ces deux semaines sont passés à une vitesse impressionnante, et je suis de retour sur Lyon, complètement explosé, avec autant d’images dans la tête que dans mon PC.
Ce voyage, c’est 540 photos conservées sur environ 1200 déclenchements. Une 40 aines d’images que vous pourrez découvrir sur le photoblog. C’est un bon paquet de billets verts venu modestement plomber la balance commerciale française. C’est 22,9Kg de bagage à l’aller contre 30 au retour (dont 2 de M&M’s, miam). C’est pas beaucoup d’heures de sommeil et de franches rigolades. En gros, ce sont de bonnes vacances, tendances excellentes. Demain, le chemin du boulot va faire mal (surtout le réveil à 6h30 => Minuit 30h de NY).
En vrac, ce qui m’aura marqué sur ce voyage :
- La taille de cette ville où tout semble si proches, et où on fini la journée les jambes cassées après avoir parcouru beaucoup (trop de km). Comptez 3/4 d’heure pour aller de n’importe où à n’importe où, puis rangez votre montre, marchez 2h, appelez un taxi, et vous êtes arrivé.
- Le jaune omni-présent. Taxi, bus, signalisation, du jaune partout. Ça a un peu influencé mes images, vous verrez.
- Ces taxis partout, qui m’a donné envie de construire une série sur les « New Yorkais hélant un taxi ». Mission quasi impossible. C’est presque du niveau de la chasse photo tellement il faut être réactif pour photographier la personne avant qu’un taxi ne la repère. J’ai quelques images, mais pas de quoi faire une série.
- Les petits boulots. Ca ne m’avait pas marqué la première fois, mais c’est maintenant une évidence. Les USA, c’est le travail à pas cher. Et donc beaucoup de petits jobs. Vendeurs de hot-dog et taxi sont les plus connus. Mise en sac des courses à la caisse du super-marché, rassembleur de caddy, nettoyage de voiture (grosse déception, ce ne sont pas des blondes californiennes en bikini, mais des mexicains bruns en salopette… un autre genre), voiturier au parking, personne pour vous ouvrir la porte et dire bonjour (et uniquement ça) dans les magasins, poinçonneur de ticket de train… Bref, des gens partout, qui bosses pour des jobs à l’intérêt franchement incertains pour nous européèns. Du travail pour tout le monde… mais quel travail.
- La sécurité. Je le savais mais ne l’avait pas vécu. Nuit noir (autant que faire ce peut à New Yorkà) aux abords de la gare de Penn Station, pas de crainte à avoir pour le matériel photo. Les blacks en jogging blindés de chaine en or tiennent la porte avec un large sourire et parlent bas dans le métro pour ne pas déranger… les costumes-cravate aussi.
- L’architecture. Si je dois habiter New York, alors Tudor City et Briant Park ont chacun des immeubles qui pourraient me convenir. Un petit penthouse sur 3 étages dans le plus pur style manoir anglais, le tout au 40ème étage, avec vue (malheureusement prenable vu les constructions alentours) sur la ville qui ne dors jamais. Prix sur demande… j’ai sans doutes bien fait de ne pas demander.
La liste n’est pas exhaustive, et je ne parles ici que des spécificités Américaines. Mais j’ai aussi pu voir quelqu’un avec de l’expérience bosser en studio photo, jouer avec ses lumières et son canon 50D, éprouver encore mon intolérance aux styles de conduite trop différents du mien, et discuter, échanger, apprendre et surtout regarder.
Merci Charles et Merci Olga, et à bientôt en Californie pour les parcs nationaux.













Charles il fait de super photos mais y’a de gros « charles » dessus et elles sont toutes petites. J’adorerais l’univers de photographe pro mais prendre ce genre de mesures pour pouvoir gagner sa vie, ça m’en coupe l’envie immédiatement. Tant pis!